Céfé bouillu, café foutu

6052012

 

Céfé bouillu, café foutu dans cinéma le_cafe_du_pont__300Quel dommage de ne pas rendre compte avec habileté d’une jeunesse trépidante d’un amis des mots, Pierre Perret en l’occurence. C’est l’ennui qui prédomine dans ce film, à peine digne d’une diffusion hertzienne, dans lequel bon nombre d’acteurs semblent dérouler un jeu à l’aveugle, abandonnés par un scénario et des paroles savamment creuses.

« Le café du pont » de MANUEL POIRIER – août 2010 




Les 3 fantasques tiquent

6052012

Les 3 fantasques tiquent dans cinéma affiche-chronicleA l’image d’un « Cloverfield », c’est caméra en main que le film va se divulguer sous nos yeux. Avec intelligence mais sans grande surprise, un des héros ne va pas supporter cette forme de pouvoir, et plutôt que de réaliser le bien comme Peter Parker, il doit assimiler psychologiquement la possibilité de devenir le centre d’intérêt. Belle parabole que celle du succès qui monte trop vite à la tête de certaines personnes, devenant par ailleurs des monstres négatifs pourtant porteurs d’un bel avenir.

« Chronicle » de  JOSH TRANK –  février 2012




Les anges nous ont abandonnés

22042012

 

Les anges nous ont abandonnés dans cinéma Hollywoo-Affiche-FranceLe « D » qui est tombé correspond à « débile », j’ai trouvé ! Pour le reste, visitez plutôt la ville que ce navet dans lequel Debouze rame plein pot et seule Foresti semble y croire. Mais bon, pour aller à Los Angeles gratuitement, que ne ferait-on pas?

« Hollywoo » de FREDERIC BERTHE et PASCAL SERIEIS – décembre 2011 




Nomade ‘s land

22042012

 

Nomade 's land dans littérature alice-ferney-2C’est avec beaucoup d’application sans jugement et de proximité douce que Alice Ferney conte cette histoire qui met en scène le peuple gitan. Il n’y a aucune rancoeur, aucune critique juste de la description qui suffit à nous faire comprendre des personnages souvent portés par la vie, loin d’être des acteurs de leur existence. Et quand la société les rattrape, le dénument est tout proche. Quant au style magnifique de l’auteure, il sublime la psychologie des différents héros et héroines (la femme manouche est mise en avant) et sa prose sert l’acceptation d’une communauté.

« Grâce et dénuement » de ALICE FERNEY- Poche

 




Tom pousse

6042012

Tom pousse dans cinéma Mission_Impossible_Ghost_Protocol_Unleashes_Character_Posters_1321479467Que du plaisir dans cet opus où Tom Cruise, producteur, investit également son physique. De nouvelles idées (la poursuite dans un garage, le gant pour (presque) grimper), du suspens et , ce qui ne gache rien, une pointe d’humour toujours présente (Simon Pegg à sa juste place) qui permet de prendre un certain recul avec la mission de ce film; distraire, distraire, distraire! 2h15 de pur bonheur avec un blockbuster à la hauteur de son programme, le missile étant ici juste un prétexte à….

« Mission impossible 4; le protocle fantôme » de BRAD BIRD –  décembre 2011

 




Delepine dans le pied

1042012

 

 Delepine dans le pied dans cinéma 1699887224Si Depardieu joue à merveille le rôle de gros dégeulasse débile -ce qu’il semble faire le mieux à la ville comme à la scène- les auteurs débarqués de Canal Plus donnent ici un ton des plus diabolique, lachant sur notre société un regard grinçant. Le mammuth, qui n’est ici que le nom de la moto, est aussi celui qui lance des coups de pieds dans la fourmillière de notre connerie, ajoutant poésie et tendresse lorsque leur personnage mérite contrition. On a vraiment l’impression de retrouver du Bertand Blier à ses meilleures heures, « Buffet froid » en l’occurrence.

« Mammuth » de  GUSTAV KERVEN et BENOIT DELEPINE – avril 2010 




Pulpe friction

1042012

 

Pulpe friction dans cinéma 134360-b-les-citronniersPrétexte à politiser un film sans trop mettre les pieds dans le plat, ‘Les citronniers » aborde avec ironie, mordant et philosophie le conflit arabo-sioniste. Riklis, s’il écorne sérieusement la mise en place du mur en béton qui avance peu à peu, met en évidence l’autre mur. Celui de deux peuples incapables de se parler qu’au travers d’une (in)justice, peu encline à baisser sa garde.Cette fable, inapte à terrasser les nantis, confirme cette inhumanité que la langue, la culture, et surtout la peur ne pourront jamais neutraliser. La parabole, excellente, perfuse avec acidité si triste les faiblesses d’un système.

« Les citronniers » de ERAN RIKLIS- mai 2008




Famille je vous hais

1042012

 

Famille je vous hais dans cinéma 37073_v37073_afs_vLe charme du film tient vraiment dans ce retour aux années 70, voitures d’époque et maillot de bain préféré des Français type « moule-bite ». Le prétexte du film – la réunion de famille- tient plus de l’habituelle retrouvaille d’hommes et de femmes qui, s’ils ne font pas semblant de s’apprécier, font toujours semblant d’apprécier le retour aux sources. Or la nostalgie se préfère égoiste, car elle n’apporte pas les mêmes frissons, les mêmes larmes ou les petits plaisirs retrouvés enfouis dans nos mémoires. Et dès qu’il s’agit de partager, l’instinct grégaire disparaît au détriment de la méchanceté, la bêtise, la recherche de l’humiliation. Julie Delpy met bien en avant ce phénomène avec un petit film et des propos maintes fois mis en images.

« Le skylab » de JULIE DELPY- octobre 2011




Mais pourquoi veulent-ils prendre sa place?

25032012

 

Mais pourquoi veulent-ils prendre sa place? dans cinéma afficheQuoi qu’on dise de nos hommes d’état, dès qu’ils se dévouent à la cause -trop souvent la leur malheureusement- ils abattent le travail. Mais les ornières qui obnubilent ce désir de pouvoir les rend bien trop égotistes. Pierre Schoeller, s’il ne tire pas à boulets rouges sur ces hommes qui nous gouvernent,  n’en donne pas moins une image épique qui peut vraiment faire douter de leur état psychologique. Un bel hommage mais un cri pour plus d’humanité.

« L’exercice de l’état » de PIERRE SCHOELLER-  octobre  2011




Un keffie, un désert et tentations

25032012

Un keffie, un désert et tentations dans littérature XY240Un beau roman, âpre, dur mais qui tient en haleine le lecteur sur un passage de la Bible réinterprété par Jim Crace. En donnant une réelle profondeur à tous ses personnages, certains attachants d’autres rebutants, l’auteur nous entraine vers divers états d’esprit dont l’évocation de Jésus attendent une charité, une rédemption, voire de la compréhension. La réponse se fait individuellement, les réponses ne sont pas fournies.

« Quarantaine » de JIM CRACE – Rivages